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Écrit par Claude-Nicolas Grimbert
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DEFIGURATION Je ne comprends plus rien à la vie, à la mort, à rien.
GIACOMETTI
la vitrine est vide Paris plombé de manque maintient à qui tiennent les feux qui déteignent sur des nuages gros d’une histoire qui a été
le récit n’est pas tout une ombre vient de la ville ou de qui prenait figure le parvis déserté de toutes relations fors l’esprit d’ajointement qui vienne de la parole à qui encore à l’insu de quoi la vitre ne sépare que pour mémoire c’est-à-dire plus rien la petite femme en plâtre abîmée de rouge n’est pas toi dit-il mais quel espace commun des poètes reçoit des larmes comme il écoute au cœur des temps sombres le cœur hurlant de peuples désorientés les rougeurs s’éteignent dans le cendrier de la nuit les lumières de ceux qui vécurent d’inactions font ce qu’elles peuvent pour un non-vouloir de partir comme si quelque appartenance tenait Paris s’étire dans ses distances les façades s’illuminant sinon du ciel mais de songes pour rien la terrasse est pour mémoire posée sur le rien de la terre pour le temps pour l’extrême concentration de choses d’atomes de gestes passés
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