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Écrit par Claude-Nicolas Grimbert
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DEBUT DU POEME
l’épouse du temps Ariane filant le rien sans les taches du soleil sur son visage revient dans la chambre quand bien même au plus sûr d’une étreinte son rêveur n’en saurait rien
la même attraction attentive que le poème un doigt sur la bouche elle use de l’impérative absence voix tournée pour une immersion d’âges dans les lents déhanchements d’un sommeil ne dit qu’un quoi qui revienne de toujours de sa chambre étoile ou quelles dents de quel dragon de quelle enfance de quelle enfance ou quoi d’autre serré du plus loin que les enfances mêlées forcément des amants outré aux fonds les plus distants le poème ne rend à personne sa voix perdue souffre naturellement comme personne les jours irrésolument contrariés quelle idée dès lors qu’un alors d’extrême urgence quand il n’y a qu’une désolation sous le regard assoupi des anges quel ennui sur la terre les lieux inanimés ne s’ajointant plus
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