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Écrit par Claude-Nicolas Grimbert
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CHANTE O MUSE de jour en jour s’époumone un espace qui laisse au poème son impossibilité
par-dessus la clôture un miroir articule son image au creux d’un monde répercuté sous les espèces du chagrin quels égards la mortalité des mortels aurait-elle reçus de ses dieux quel destin asymptotique aux chutes grammaticalisées de feuilles de nos vieux arbres dans les périculosités d’un jardin près de la mer reflets répercutés d’avoir été merci muse de nous laisser sans foi ni espérance les doigts dans les plis de la mémoire humide la tête au feu des astres que nous ignorerons
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